Arthur Chevallier – Ce que le double meurtre des Cévennes nous dit de la France

Le meurtrier présumé a été interpellé après plusieurs jours de cavale.

« On croit connaître tout le monde, et finalement on ne connaît pas tout le monde. » C’est la conclusion de la déclaration improvisée d’une habitante du village des Plantiers (Gard), en face de son établissement, l’auberge de la Sarriette, le lendemain de la reddition de Valentin Marcone. Depuis le meurtre, le village est occupé par 350 gendarmes. Des barrages en interdisent l’accès, y compris aux journalistes, à plus de quatre kilomètres alentour. La presse, ce vendredi 14, recueille une déclaration précise et mesurée du commandant en second de la région Occitanie, le général Lettermann. Quelques heures plus tard, en début de soirée, Valentin Marcone quitte sa planque, rencontre une patrouille, prononce ces mots : « Excusez-moi, je me rends. » Et si ce fait divers révélait autre chose qu’un meurtre sordide ? Et si une leçon de France était à tirer de cet événement ?

Le lendemain de l’arrestation du tueur, le village est ouvert, libre à nouveau. Les journalistes, micros et caméras découvrent Les Plantiers. Le maire reçoit la presse dans les jardins de l’hôtel de ville, s’exprime avec mesure, calme et intelligence. Reconstituer une communauté au plus vite, dans l’optimisme, voilà son souhait. Quant aux habitants, tous se disent bouleversés, tristes, en deuil. Ils connaissaient l’agresseur et les victimes. En dépit de leur chagrin, de leur traumatisme et de l’épreuve qu’ils viennent d’affronter, ils répondent aux questions des journalistes avec gentillesse et […] Lire la suite