Canal + visée par une enquête de l’inspection du travail ?

Plusieurs salariés de Canal+ avaient apporté leur soutien à Stéphane Guy, licencié par la direction de la chaîne cryptée.

La situation est toujours tendue au sein du service des sports de Canal+. Après Sébastien Thoen et Stéphane Guy, d’autres licenciements sont craints. Au point que des élus du personnel ont lancé une procédure, ce qui devrait ouvrir la voie à une enquête de l’inspection du travail. Un droit d’alerte pour « atteinte à la liberté individuelle » et un autre pour « danger grave et imminent » ont été lancés par plusieurs élus lors d’un CSE jeudi dernier, entraînant une enquête de l’inspection du travail, a expliqué une source syndicale à l’Agence France-Presse, confirmant une information du site Les Jours.

Contactée, la chaîne, filiale du groupe Vivendi contrôlé par Vincent Bolloré, n’a pas souhaité commenter. Cette double procédure, rarissime chez Canal+, est motivée par les nouvelles menaces de licenciement pesant sur au moins cinq journalistes des sports. En cause, selon le syndicat +Libres, le soutien apporté à l’humoriste Sébastien Thoen, évincé de la chaîne en novembre, et des fuites d’extraits non diffusés du documentaire « Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste », incriminant le chroniqueur maison Pierre Ménès.

Trois pigistes licenciés

Ces salariés « ont reçu une convocation pour un entretien pouvant conduire à un licenciement préalable », a rappelé la source syndicale. Le droit d’alerte pour « atteinte à la liberté individuelle », qui peut entraîner une saisine du juge des prud’hommes, concerne la pétition en faveur de Sébastien Thoen, renvoyé […] Lire la suite