Compétences. Faire reconnaître ses acquis au Québec : un parcours d’obstacles bureaucratiques

Au Québec, obtenir l’équivalence de diplômes peut être éreintant. Le témoignage d’une Française arrivée dans la Belle Province en 2019.

En mars dernier, le gouvernement québécois de François Legault annonçait un programme pour permettre aux immigrants surqualifiés pour l’emploi qu’ils occupent de faire reconnaître leurs diplômes. S’il faut en croire Le Devoir, la situation demeure très difficile pour les nouveaux venus au Québec :

La reconnaissance des acquis peut être un véritable parcours du combattant pour bon nombre d’immigrants. Malgré leurs efforts, ils sont encore nombreux à se heurter à des obstacles, souvent purement administratifs, pour obtenir une équivalence de diplôme.”

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Le cas d’une thanatologue française

Le journal raconte le cas de Chantal Lafon, arrivée au Québec il y a deux ans pour pratiquer la thanatopraxie (autrement dit, l’embaumement des cadavres). Le métier est en forte demande au Québec, précise Le Devoir. “Or, sur le plan des études, elle est pourtant surqualifiée par rapport aux étudiants ayant un diplôme technique collégial qu’on exige au Québec. Cette quinquagénaire qui détenait sa propre école à Marseille […] possède un doctorat en anthropologie médico-légale.”

En attendant l’étude de sa demande pour faire reconnaître ses compétences, Mme Lafon n’a pas chômé. Elle travaille dans le service de rapatriement des cadavres d’une entreprise funéraire. Pour l’heure, dit le journal, “elle n’est toujours pas reconnue

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