Démantèlement de Lagardère : il est urgent d’attendre

Tandis que Lagardère affiche 660 millions d’euros de pertes, l’avenir du groupe est plus que jamais incertain. En 2021, le marché, comme les salariés, risquent d’assister à la poursuite de l’affrontement à fleurets mouchetés entre le patron de LVMH et celui de Vivendi.

Les résultats du groupe Lagardère de 2020 compliquent sévèrement la donne entre Bernard Arnault et Vincent Bolloré qui se disputent l’entreprise. Ils mettent en évidence l’impossible partage du groupe entre les deux milliardaires car si une branche, celle de l’édition avec Lagardère Publishing est florissante, l’autre, celle du retail, c’est-à-dire, celle du commerce de détails dans les aéroports, plonge littéralement. La première qui assure 54 % du chiffre d’affaires dégage des profits de 246 millions d’euros tandis que la seconde affiche des pertes de 353 millions d’euros.Au total, Lagardère affiche 660 millions d’euros de pertes pour un chiffre d’affaires de 4,5 milliards d’euros. Les dettes, elles, s’élèvent à 1,7 milliard d’euros au 31 décembre 2020. Elle dépasserait les 2 milliards si l’on y inclut le Prêt garanti par l’État (PGE) de 465 millions d’euros et qui, comme tous les PGE de fin 2020, peut être inscrit sur le tableau d’amortissement de 2021. C’est un niveau jamais atteint dans l’histoire de ce groupe au cœur des jeux de pouvoirs de la Ve République, où se mêlaient commande publique et puissance médiatique (Hachette, Europe 1, JDD). Depuis le décès de son fondateur, Jean-Luc, père…

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