des cours à distance pour la rentrée universitaire de septembre

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, a annoncé ce jeudi soir, dans les colonnes du Parisien, avoir demandé aux universités de maintenir partiellement les cours magistraux à distance à la rentrée de septembre afin d’éviter les amphis bondés. 

« Nous avons demandé aux établissements de prévoir que les cours magistraux puissent être offerts à distance », explique-t-elle. « Ils sont en train de regarder si c’est possible. On se prépare à plusieurs scénarios mais avec une ligne: les dates de la rentrée ne seront pas décalées. »

Interrogée sur la possibilité de maintenir ces cours à distance sur le long terme, Frédérique Vidal n’a pas écarté la possibilité.

« Il est déjà classique de proposer des enseignements hybrides, où une partie se fait à distance. Que l’on puisse franchir un pas supplémentaire pour les cours magistraux, les équipes y réfléchissent », a-t-elle précisé. « Mais on n’apprend pas uniquement dans des livres ou sur ordinateur. Il faut des interactions avec les enseignants. C’est essentiel. »

Le casse-tête des partiels de fin d’année

Avec les cours en amphis suspendus depuis près de deux mois, les universités ont dû s’adapter. L’organisation des partiels de fin d’année relève néanmoins du casse-tête. Si certains établissements ont opté pour des devoirs à la maison, d’autres ont décidé d’organiser les partiels en visio-conférence. Une mesure perçue comme inégalitaire par certains étudiants.

« J’ai demandé qu’on vérifie qu’aucun étudiant ne soit lésé par ces circonstances particulières. Les universités ont identifié les étudiants qui ont du mal à accéder aux ressources en ligne, elles les ont contactés. Parfois, elles ont pris en charge des clés 4G, des prêts d’ordinateurs… », a rassuré la ministre. 

Pour ce qui est des concours prévus cet été en présentiel, la ministre a annoncé être en train de préparer « un vade-mecum de consignes qui doivent être scrupuleusement suivies par les organisateurs des épreuves ». 

« Il faudra sans doute prévoir des salles avec plusieurs entrées et un parcours particulier pour que les candidats puissent rejoindre leur place, sans se croiser. Il y aura un minimum d’un mètre entre chaque table et la possibilité pour les étudiants qui ont des besoins particuliers, pour des raisons de santé par exemple, de composer à l’écart », détaille-t-elle.

Lire l’article sur BFMTV