Fin de vie : des dispositifs de soins palliatifs encore inégalement répartis sur le territoire

Cinq ans après la loi Claeys-Leonetti, le sujet de la fin de vie fait son retour à l’Assemblée nationale ce jeudi, via un texte porté par le député Olivier Falorni, du groupe Libertés et Territoires, pour une « fin de vie libre et choisie ». Un débat qui risque de ne pas aller au bout en raison du dépôt de milliers d’amendements, dont 2.300 provenant de députés LR. La proposition de loi ouvrirait le possible recours à une « assistance médicalisée active à mourir » pour toute personne « capable et majeure, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable », ne pouvant être « apaisée » ou jugée par elle « insupportable ».

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26 départements sans unités de soins palliatifs 

Signe du large écho de sa cause à l’Assemblée, Olivier Falorni a reçu l’appui de quelque 270 députés de tous bords, pas loin de la majorité absolue, dans une tribune publiée par le Journal du Dimanche. Mais les parlementaires et membres du gouvernement sont divisés sur le sujet. Emmanuelle Wargon ou encore Eric Dupond-Moretti ont pris parti publiquement en faveur de la proposition de loi, quand d’autres sont plus réservés. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, affirme de son côté que la loi Claeys-Leonetti, qui prévoit une sédation profonde et continue pouvant mener à la mort mais sans euthanasie active, n’est pas assez connue ni appliquée. L’exécutif planche également sur un renforcement des dispositifs de soins palliatifs. Vingt-six dé…

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