François Valéry : « Springsteen m’a fait fumer mon premier pétard »

François Valéry chez Thierry Ardisson.

Il fait partie de ces stars de la variété qui ont tout connu : l’ivresse des succès et le contrecoup de la gloire. Dans les années 1970-1980, François Valéry, Jean-Louis Mougeot de son vrai nom, enchaîne les tubes : les très clo-clo « Une chanson d’été » (1974), « Qu’est-ce qu’on a dansé sur cette chanson » (1976) ; l’envoûtante « Emmanuelle » (1980) ; la culte « Dream in blue » ; la très Michael Jackson « Elle danse, Marie » (1983) ; la philosophique « Aimons-nous vivants » (1989). Puis dans les années 1990, l’oubli. Invité de Thierry Ardisson dans Bains de minuit ? disponible sur la chaîne INA ArdiTube ?, le chanteur, encore au sommet, se confie sur sa vie.

Enfant, François Valéry doit quitter l’Algérie après les accords d’Évian. « J’ai connu le stéréotype du départ avec ma mère et ma s?ur, et l’arrivée avec les valises. Ça m’a marqué », confie-t-il. « Je n’ai pas de souvenir d’avoir souffert du racisme en Algérie. J’ai connu le racisme en France où on me disait : ?Sale pied-noir, retourne dans ton pays.? » De cet exil traumatisant naîtra une chanson, « Oran, juin 1962 », qu’il chantera devant 4 000 Algériens.

On serait très bien sous la couette.

Pendant toute sa carrière, Valéry apparaît comme un gendre idéal avec sa chevelure blonde. Une illusion ? « Je ne me drogue pas. Un jour, sur scène, Bruce Springsteen m’a fait fumer mon premier pétard. Ce n’est pas mon truc. Je préfère boire deux ou trois verres de whisky. » Pas de drogue, peu de rock’n’roll, mais […] Lire la suite