« Il vaut mieux encadrer un déconfinement progressif que le laisser se déliter lui-même », selon une directrice de recherche à l’Inserm

Depuis l’annonce du début du déconfinement, le 11 mai en France, des relâchements ont pu être observés un peu partout. Cette nouvelle phase va être observée attentivement. « C’est toujours inquiétant de voir comment ça va se passer, mais il fallait encadrer ce déconfinement », a expliqué vendredi 8 mai sur franceinfo Marie-Paule Kieny, directrice de recherche à l’Inserm, membre du CARE, ancienne sous-directrice générale à l’OMS. Selon la scientifique, « il y a un tel relâchement de la situation dans certains endroits qu’il vaut mieux encadrer un déconfinement progressif que de laisser le déconfinement se déliter lui-même. »

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Une partie de la France reste en rouge, l’Île-de-France, les Hauts-de-France, le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté, ainsi que Mayotte. « Il y a une différence à faire avec les régions où le poids du virus est devenu léger. Il faut aussi se garder de penser que, dans les régions vertes, tout est réglé, qu’on peut s’embrasser. » Ce n’est « pas dangereux » de déconfiner les régions classées rouge mais « c’est quelque chose qu’il faut surveiller comme du lait sur le feu de façon à pouvoir redonner un coup de mesures plus strictes si besoin », a estimé Marie-Paule Kieny.

En Ile-de-France, il est demandé aux habitants de limiter leurs déplacements au strict nécessaire (…)

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