la mère condamnée à 16 ans de réclusion


La cour d’assises de Saône-et-Loire a condamné vendredi 18 décembre à 16 ans de réclusion criminelle Catherine De Conto, reconnue coupable d’avoir étouffé « froidement » son fils Luca, 8 ans, en 2018.

La sentence est inférieure aux 25 ans requis par l’accusation, qui n’a plus non plus obtenu des jurés le suivi psychologique qu’elle réclamait durant dix ans à la sortie de prison. « Le clivage psychologique » ne doit pas « servir d’excuse » à ce crime « odieux et froid », avait fustigé l’avocate générale Clémence Perreau dans ses réquisitions, dénonçant la « violence inouïe » nécessaire pour étouffer son propre fils avec ses mains.

Stigmatisant une accusée « narcissique et égocentrée », Mme Perreau a dépeint une mère « manipulatrice » qui a maquillé son crime en cambriolage puis procédé à des « aveux de circonstance » au tout début du procès « pour tenter d’avoir une peine plus clémente ».
Catherine De Conto, 52 ans, a avoué au premier jour de son procès avoir étouffé son petit garçon, après plus de deux ans de dénégations.

Le 5 février 2018, Luca était découvert mort dans la maisonnette HLM de sa mère, à Saint-Rémy (Saône-et-Loire), dans la banlieue de Chalon-sur-Saône. L’enfant gisait la tête emprisonnée dans un sac plastique. Sa mère, qui avait alerté la police, avait expliqué qu’en pleine nuit deux cambrioleurs encagoulés avaient fait irruption chez elle, l’avaient molestée puis s’en étaient pris à son fils avant de fuir.

Des mensonges élaborés pendant deux ans et demi

Elle avait maintenu cette version pendant toute l’enquête mais, confondue dès le début du procès par de multiples éléments rendant sa thèse intenable, Mme De Conto avait craqué.
« Je suis coupable… C’est moi qui… ai tué mon fils… mon bébé », avait-elle balbutié entre larmes et hoquets.

Au fil du procès, la mère a péniblement admis avoir monté une « mise en scène pour ne pas être accusée ». Elle confessait notamment avoir étouffé Luca avec sa couette avant de placer un sac plastique sur sa tête « pour faire croire que c’étaient des cambrioleurs ». « Pendant deux ans et demi », Catherine De Conto a échafaudé des « mensonges élaborés, construits et persistants », a souligné Me Agnès Ravat-Sandre, avocate des parties civiles. « Elle va même tenter de se victimiser », a-t-elle ajouté.

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