Mort de Julie Douib : « Pour moi, je ne l’avais pas touché », dit l’accusé

Julie Douib a été tuée en mars 2019 en Corse.

Face aux questions des juges, l’accusé maintient qu’il n’a pas prémédité son acte. Bruno Garcia-Cruciani, jugé depuis jeudi pour l’assassinat de Julie Douib en mars 2019 à l’Ile-Rousse, a nié vendredi s’être rendu au domicile de son ex-compagne dans le but de la tuer, tout en disant « assume(r) ce qui s'(était) passé ». « Je ne suis pas monté pour ça, (?) j’assume ce qui s’est passé, je vais prendre une peine pour ça. Mais je ne suis pas monté un dimanche matin, avec mes enfants, chez moi, ma famille, mes amis, pour ça », a-t-il déclaré, les mains dans le dos, depuis le box des assises de Bastia, évoquant le meurtre de la jeune femme, mère de ses deux fils. « On va assumer les choses, je n’ai pas besoin de mentir », a-t-il également répété à plusieurs reprises lors de son interrogatoire.

« Quand vous avez tiré, vous avez pensé à quelque chose d’autre qu’à vous-même ? » lui demande l’avocate générale. « À mes enfants », répond Bruno Garcia-Cruciani. « Quand vous avez tiré sur la mère de vos enfants, vous avez pensé à vos enfants ? » s’étonne alors la magistrate. Revenant sur le déroulé des faits, il a décrit instant par instant les moments qui ont précédé la mort de Julie Douib.

« C’est allé très vite »

« Julie Douib m’a ouvert, j’avais l’arme sur moi, je suis entré, elle a reculé quand elle a vu l’arme », se rappelle-t-il, ajoutant avoir ensuite évoqué avec elle ses relations avec son nouvel ami. « Elle est allée dans la chambre, mon silencieux est tombé, ell […] Lire la suite