Pourquoi l’enseignement de l’arabe à l’école est-il si polémique ?

La proposition d’Emmanuel Macron d’encourager l’apprentissage de cette langue souvent perçue comme celle du Coran dans le cadre périscolaire a réveillé de vieilles crispations à droite et à l’extrême droite.

Une idée « ridicule » dénoncée par l’ancien ministre de l’Education, Luc Ferry. « Une lâcheté et une faute » , selon les mots du député LR Aurélien Pradié. « Une honte », s’est emporté Steeve Briois, le vice-président du Rassemblement national. La proposition d’Emmanuel Macron de renforcer l’apprentissage de l’arabe à l’école a fait bondir dans les rangs de la droite conservatrice et de l’extrême droite. Lors de son discours sur le « séparatisme islamiste », vendredi 2 octobre, le chef de l’Etat a plaidé pour « enseigner davantage la langue arabe à l’école, dans un périscolaire que nous maîtrisons » car « notre jeunesse est aussi riche de cette culture plurielle ».

L’idée d’Emmanuel Macron n’est pourtant pas nouvelle. Pas plus que l’emballement qu’elle suscite. « Politiquement, la question de l’enseignement de l’arabe est très difficile à porter », décrypte Françoise Lorcerie, sociologue à l’Institut de recherches sur le monde arabe et musulman de l’université Aix-Marseille. En 2018, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a également déchaîné les passions, en se montrant prêt à favoriser l’apprentissage de cette « très grande langue littéraire » pour lui « donner du prestige ». Nicolas Dupont-Aignan, président du (…)

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