Rassemblement statique, sans prise de parole politique: à quoi va ressembler la mobilisation policière de mercredi?

Manifestation de syndicats de police le 12 juin 2020 sur les Champs-Elysées à Paris (Photo d’illustration). – Thomas SAMSON © 2019 AFP

Des policiers face à l’Assemblée. La journée de mercredi, date clé dans le calendrier de réouverture, sera aussi marquée par la mobilisation des forces de l’ordre, prévue devant le Palais-Bourbon à Paris. BFMTV fait le point sur le dispositif prévu pour cette journée.

Selon nos informations, la circulation sera coupée sur le quai d’Orsay à compter de 8 heures du matin, afin de permettre l’installation de la tribune mais aussi des écrans géants et des hauts parleurs disposés pour le rassemblement, prévu pour 13h.

Un rassemblement statique

Le déroulé précis de ce rassemblement statique, initié pour demander plus de sévérité envers les agresseurs des forces de l’ordre, n’est pas encore arrêté, mais plusieurs séquences devraient avoir lieu, à commencer par une minute de silence pour rendre hommage aux policiers tués ces dernières années.

Des prises de paroles de quatre principaux syndicats suivront: Grégory Joron, d’Unité-SGP Police, Fabien Vanhemelryck, d’Alliance-Police Nationale, Olivier Varlet, de l’Unsa Police, et Christophe Rouget, du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure, se succéderont au micro vers 13h30. Ils auront chacun droit à cinq minutes maximum pour s’exprimer et faire valoir leurs revendicaions, soit une vingtaine de minutes de discours environ.

Pas de prises de parole de représentants politiques

Il n’y aura pas d’espace propre à chaque syndicat puisqu’ils seront tous mélangés lors de la mobilisation. En outre, il n’y aura a priori ni carré VIP ni zone réservée aux représentants politiques. Aucune prise de parole politique n’est également prévue. Une performance musicale du rappeur Kaotik 747, connu pour ses paroles en soutien aux policiers, aura également lieu.

Quatre vidéos seront également diffusés afin de sensibiliser l’opinion publique à la réalité du métier de policier. Des témoignages de proches de policiers morts dans l’exercice de leurs fonctions mais aussi sur les violences que les forces de l’ordre subissement au quotidien seront notamment partagés sur les écrans géants.

La présence de Dupond-Moretti « pas exclue du tout »

Enfin, des personnalités devraient se joindre à ce mouvement en soutien aux forces de l’ordre. Leur identité et le rôle qu’elles joueront restent toutefois à définir.

Plusieurs élus ont annoncé leur participation à ce rassemblement, à l’instar de Fabien Roussel, du Parti communiste français, d’Olivier Faure, du Parti socialiste et de Jordan Bardella, du Rassemblement national.

Si la présence d’Éric Dupond-Moretti n’est « pas exclue du tout » selon son cabinet, celle du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a d’ores et déjà été annoncée. Une participation critiquée, notamment par la France insoumise, le parti de gauche préférant ne pas se rendre à ce rassemblement car ne partageant « pas les revendications sur la base desquelles les organisations policières appellent à manifester ».

Article original publié sur BFMTV.com