Suppression de l’ENA : une décision « démagogique », dénonce Julien Aubert

Le président de la République, Emmanuel Macron, a détaillé jeudi devant des hauts fonctionnaires son plan pour réformer la haute fonction publique qui comprend notamment la suppression de l’École nationale d’administration (ENA). Celle-ci va être remplacée par l’Institut du service public (ISP), au plus tôt en 2022, afin d’ouvrir les portes de la haute fonction publique d’État à de nouveaux candidats. « Démagogique » à plus d’un titre, tempête le député Les Républicains Julien Aubert au micro d’Europe 1, jeudi.

L’ENA a fait « d’énormes efforts » pour s’ouvrir

« D’abord, c’est démagogique parce qu’on croit supprimer le problème en supprimant l’école. Mais comme on a besoin d’une école, on la recréera demain matin », pointe celui qui a été le camarade de promotion d’Emmanuel Macron dans cette école à partir de 2004.

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« Démagogique », cette décision l’est aussi, selon lui, car Emmanuel Macron, en étant issu de l’ENA, « est le mieux placé pour savoir que cette école a fait d’énormes efforts pour s’ouvrir ». « Elle ne peut pas inventer ce qui n’existe pas », estime Julien Aubert. « Vous ne ferez pas rentrer des gens de milieux modestes s’ils n’arrivent pas à bac +5. »

Le mauvais thème abordé ? 

Pour le député, « le problème se situe » de toute façon « bien avant, dès le bac, voire même dès le primaire ». Il déplore également « qu’au moment où on discute de l’euthanasie, qui est une réforme anthropologique majeur…

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