Tchad : ce que l’on sait de la mort du président Idriss Déby et de ses conséquences pour le pouvoir

« La France perd un ami courageux. » C’est par ces mots que l’Elysée a salué mardi 20 avril la mémoire d’Idriss Déby Itno, président du Tchad depuis 1990. Le chef d’Etat est mort mardi des suites de ses blessures, a annoncé l’armée, quelques jours après avoir été visé par des tirs de rebelles dans le nord du pays, alors qu’il était sur les lieux des combats pour commander les forces armées.

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Ce militaire de carrière venait tout juste d’être réélu pour un sixième mandat à la tête du Tchad lors de la présidentielle du 11 avril. Il avait reçu 79,32% des voix selon les résultats officiels provisoires dévoilés le 19 avril, alors que sa blessure n’avait pas encore été rendue publique. Un plébiscite, alors que près de 65% des électeurs s’étaient déplacés aux urnes.

Une opération à la frontière avec la Libye

Idriss Déby a été grièvement blessé en allant diriger lui-même, à 68 ans, les combats de son armée dans le nord du pays contre une colonne de rebelles infiltrés, comme souvent, depuis la Libye, à plusieurs centaines de kilomètres de N’Djamena. C’est là qu’il a été victime de tirs, plus tôt dans le week-end.

« Il a pris la tête des opérations lors du combat héroïque mené contre les hordes terroristes venus de la Libye. Il a été blessé au cours des accrochages et a rendu l’âme une fois rapatrié à N’Djamena », a détaillé à la télévision d’Etat le porte-parole de l’armée, le général Azem Bermandoa Agouna.

Le 19 avril, (…)

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